Dans le cadre de mon troisième stage, j’ai eu la chance d’être accueillie dans un milieu où les différents intervenants de l’école étaient grandement présents dans ma classe de stage. En effet, la moitié de mes 12 élèves étaient en difficulté. Ce faisant, mon enseignante-associée et l’orthopédagogue ont décidé d’utiliser les périodes d’orthopédagogie en classe plutôt que de retirer quelques élèves de la classe à la fois. En effet, cela était considéré comme étant plus bénéfique pour l’ensemble du groupe, car le travail en sous-groupe se fait habituellement avec un maximum de quatre élèves. Or, en ayant l’orthopédagogue en classe quatre périodes par semaine, cela permet à chaque élève de recevoir plus de support que s’il avait été pris en sous-groupe par l’orthopédagogue. De plus, cette façon de faire facilite la coordination des interventions parce qu’elle évite que les élèves en difficulté manquent des périodes d’enseignement pendant qu’ils travaillent au bureau de l’orthopédagogue. En plus de ces quatre heures de support par semaine de la part de l’orthopédagogue, un enfant autiste de ma classe de stage bénéficiait du support en classe d’une technicienne en éducation spécialisée 10 heures par semaine. Celle-ci accompagnait principalement l’enfant ciblé, mais elle offrait aussi son aide à d’autres élèves dans le besoin.
Cette collaboration entre les différents intervenants de l’équipe-école a été très bénéfique pour mon développement professionnel en me permettant d’observer différentes stratégies mises en place par les intervenantes afin d’adapter leurs interventions aux élèves en difficulté. Grâce à mes observations, à leurs conseils et aux rencontres entre les différents intervenants, j’ai pu cibler les interventions qui fonctionnaient avec les différents élèves. En effet, en ce qui concerne mon élève autiste, son accompagnatrice avait mis en place un système de motivation uniquement pour lui. Puisqu’elle était présente en classe au moins une période par jour, elle observait son comportement et son attitude face aux tâches demandées. Elle vérifiait également qu’il fournisse les efforts nécessaires pour accomplir le travail à exécuter. Le vendredi, elle réalisait un retour avec lui. Selon ses observations, elle avançait son véhicule d’un certain nombre de cases, comme dans un jeu de société. En arrivant à des cases de couleur, il avait droit à des privilèges, gradués selon son degré d’avancement dans le système d’émulation. Par exemple, il pouvait avoir droit à une période d’ordinateur lors de l’arrivée à la première de ces cases et la dernière lui permettait de dîner en compagnie de la technicienne en éducation spécialisée et de l’enseignante. Elle lui avait aussi préparé un duo-tang aide-mémoire divisé en différentes sections (écriture, lecture, mathématique, etc.). Chacune d’entre elle contenait des conseils spécifiques à cet élève afin de l’aider à travailler ses principales difficultés. Par exemple, son aide-mémoire pour l’écriture lui rappelait de diviser son texte en paragraphes, de mettre une seule idée par phrase, d’écrire un début, un milieu et une fin, etc. Cet élève avait droit d’utiliser son cahier en tout temps. Ces observations m'ont permis de retirer certains conseils reliés à l'intégration d'un enfant autiste dans ma classe, soit l'importance d'établir un bon lien avec lui, de l'aider à s'organiser et de toujours être attentive à l'avancement de sa tâche, car il arrive souvent qu'il soit dans la lune.
En ce qui concerne les apprentissages que j’ai réalisés grâce à l’orthopédagogue, j’ai pris soin d’observer comment elle réduisait certains exercices pour les élèves en difficulté. J’ai rapidement compris qu’en mathématique elle retirait les numéros semblables à d’autres déjà réussis par l’élève. En écriture et en lecture, le questionnement est beaucoup utilisé afin d'amener l'élève à se corriger par lui-même.
Ces situations de collaboration m'ont permis de constater ce que Madame Diane Cinq-Mars, la présidente de la FPSS-CSQ affirme, soit qu' "il est essentiel qu'il y ait une meilleure concertation de tous les intervenants de l'équipe-école dans le but de faire un suivi adéquat auprès des élèves handicapés ou en difficulté." (Source : CNW. 2010. REPRISE -- Première rencontre des partenaires en éducation - La CSQ souhaite un consensus social autour de la question des élèves en difficulté. En ligne. http://www.newswire.ca/fr/releases/archive/October2010/21/c4543.html. Consulté de 10 décembre 2010.) J'ai remarqué que cette façon de faire, soit de travailler tous ensemble à l'atteinte d'un but commun est beaucoup plus efficace et permet de franchir les étapes qui mèneront à l'atteinte de l'objectif initialement fixé.
Dans ce blog, qui est réalité mon portfolio professionnel, vous aurez l'opportunité d'en apprendre plus sur moi en tant que future enseignante.
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jeudi 17 septembre 2009
Compétence 9
Énoncé de la compétence 9 : Coopérer avec l’équipe-école, les parents, les différents partenaires sociaux et les élèves en vue de l’atteinte des objectifs éducatifs de l’école.
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