« [Au début de mon stage], mon enseignante associée a donné une leçon de mathématiques au cours de laquelle elle a expliqué aux enfants comment effectuer des additions et des soustractions en colonne. Après avoir rapidement donné deux exemples pour chaque opération, elle a demandé aux élèves de faire une page d’exercices sur cette notion dans leur cahier. Environ la moitié des élèves se sont dirigés vers son bureau ou vers le mien durant les cinq minutes suivantes parce qu’ils n’avaient pas saisi la notion enseignée. Ils arrivaient donc devant l’enseignante avec une page de cahier vierge parce qu’ils ne savaient pas par où débuter pour réaliser une opération en colonne. Au troisième élève, l’enseignante s’est exclamée à voix haute, en s’adressant seulement à l’élève devant elle, mais pour que tous les élèves entendent la remarque, que cette notion était pourtant simple et qu’il y avait des exemples au tableau.
[…]
Plusieurs facteurs ont pu faire en sorte que cette situation se termine de cette façon. En effet, pour une enseignante, il peut être décourageant de voir que la leçon qu’elle vient juste de donner n’a pas eu l’effet escompté et que la majorité des élèves n’a pas saisi la notion enseignée. […] De plus, les files de correction étaient très longues et les élèves qui attendaient pour des explications n’avaient souvent rien écrit dans leur cahier, ce qui peut laisser la fausse impression qu’ils n’ont pas essayé de comprendre par eux-mêmes avant de venir chercher des explications au bureau de l’enseignante. Enfin, parmi les élèves n’ayant pas compris la notion, quelques-uns ont en général assez de facilité en mathématiques, ce qui peut nous amener à nous questionner sur l’attention qu’ils ont portée aux explications, même si cela ne devrait pas nécessairement être mis en cause dans cette situation. Considérant ces nombreux aspects, il est possible que l’enseignante ait ressenti un certain découragement devant cette incompréhension presque généralisée et que cela l’ait amenée à perdre patience avec l’élève en question.
[…]
Comme ce n’était pas la première période de mathématiques à laquelle j’assistais, j’ai pu constater que cette situation est inhabituelle. […] [Il] est donc fort possible que l’enseignante ait pensé que les élèves n’avaient pas été attentifs ce jour-là. Lorsque l’on enseigne une nouvelle notion et qu’on la perçoit comme étant très simple, il est possible que l’on trouve décourageant le fait que la majorité des élèves ne saisissent pas le concept. Habituellement, lorsque l’on pense avoir l’attention de tous les élèves, que l’on donne des explications qui semblent, à première vue, comprises par les enfants et qu’ils nous disent qu’ils sont prêts à passer aux exercices, il est tout à fait normal que l’on croie que ceux-ci se dérouleront bien pour presque tous les enfants. Malgré tout, le fait que plusieurs élèves n’aient pas automatiquement acquis la notion enseignée n’aurait pas dû faire en sorte qu’un élève soit victime de l’impatience de l’enseignante devant les autres.
[…]
Voyant que la majorité des élèves n’avait pas compris la notion expliquée quelques minutes plus tôt, l’enseignante aurait pu demander à tous ceux qui attendaient à son bureau et au mien pour des explications de retourner à leur place pour qu’elle réexplique cette notion à l’ensemble du groupe. De cette façon, elle aurait sauvé beaucoup de temps et tous les élèves auraient pu commencer le travail plus rapidement au lieu d’attendre que tous ceux avant eux aient compris la notion, suite à des explications individuelles. De plus, le fait de fonctionner ainsi aurait probablement évité qu’elle perde patience à l’égard du troisième enfant, qui n’a sûrement pas compris pourquoi cela lui arrivait à lui. […] Ayant pris conscience des effets que peut avoir une petite perte de patience de la part de l’enseignante et l’incompréhension généralisée d’une notion chez les élèves, il serait avantageux pour tout enseignant d’être à l’affût de telles situations afin de pouvoir leur remédier le plus rapidement et le plus efficacement possible. Cette façon de faire serait bénéfique tant pour l’enseignante, qui n’aurait pas à réexpliquer individuellement à chaque élève la notion incomprise, et pour les élèves, qui n’auraient pas l’impression de perdre leur temps à attendre pour avoir des explications, qui ne se sentiraient pas moins bons parce qu’ils n’ont pas saisi la notion du premier coup et qui pourraient plus rapidement se lancer dans les exercices proposés. »
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Plusieurs facteurs ont pu faire en sorte que cette situation se termine de cette façon. En effet, pour une enseignante, il peut être décourageant de voir que la leçon qu’elle vient juste de donner n’a pas eu l’effet escompté et que la majorité des élèves n’a pas saisi la notion enseignée. […] De plus, les files de correction étaient très longues et les élèves qui attendaient pour des explications n’avaient souvent rien écrit dans leur cahier, ce qui peut laisser la fausse impression qu’ils n’ont pas essayé de comprendre par eux-mêmes avant de venir chercher des explications au bureau de l’enseignante. Enfin, parmi les élèves n’ayant pas compris la notion, quelques-uns ont en général assez de facilité en mathématiques, ce qui peut nous amener à nous questionner sur l’attention qu’ils ont portée aux explications, même si cela ne devrait pas nécessairement être mis en cause dans cette situation. Considérant ces nombreux aspects, il est possible que l’enseignante ait ressenti un certain découragement devant cette incompréhension presque généralisée et que cela l’ait amenée à perdre patience avec l’élève en question.
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Comme ce n’était pas la première période de mathématiques à laquelle j’assistais, j’ai pu constater que cette situation est inhabituelle. […] [Il] est donc fort possible que l’enseignante ait pensé que les élèves n’avaient pas été attentifs ce jour-là. Lorsque l’on enseigne une nouvelle notion et qu’on la perçoit comme étant très simple, il est possible que l’on trouve décourageant le fait que la majorité des élèves ne saisissent pas le concept. Habituellement, lorsque l’on pense avoir l’attention de tous les élèves, que l’on donne des explications qui semblent, à première vue, comprises par les enfants et qu’ils nous disent qu’ils sont prêts à passer aux exercices, il est tout à fait normal que l’on croie que ceux-ci se dérouleront bien pour presque tous les enfants. Malgré tout, le fait que plusieurs élèves n’aient pas automatiquement acquis la notion enseignée n’aurait pas dû faire en sorte qu’un élève soit victime de l’impatience de l’enseignante devant les autres.
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Voyant que la majorité des élèves n’avait pas compris la notion expliquée quelques minutes plus tôt, l’enseignante aurait pu demander à tous ceux qui attendaient à son bureau et au mien pour des explications de retourner à leur place pour qu’elle réexplique cette notion à l’ensemble du groupe. De cette façon, elle aurait sauvé beaucoup de temps et tous les élèves auraient pu commencer le travail plus rapidement au lieu d’attendre que tous ceux avant eux aient compris la notion, suite à des explications individuelles. De plus, le fait de fonctionner ainsi aurait probablement évité qu’elle perde patience à l’égard du troisième enfant, qui n’a sûrement pas compris pourquoi cela lui arrivait à lui. […] Ayant pris conscience des effets que peut avoir une petite perte de patience de la part de l’enseignante et l’incompréhension généralisée d’une notion chez les élèves, il serait avantageux pour tout enseignant d’être à l’affût de telles situations afin de pouvoir leur remédier le plus rapidement et le plus efficacement possible. Cette façon de faire serait bénéfique tant pour l’enseignante, qui n’aurait pas à réexpliquer individuellement à chaque élève la notion incomprise, et pour les élèves, qui n’auraient pas l’impression de perdre leur temps à attendre pour avoir des explications, qui ne se sentiraient pas moins bons parce qu’ils n’ont pas saisi la notion du premier coup et qui pourraient plus rapidement se lancer dans les exercices proposés. »